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Digitaliser la gestion locative d'une petite agence : le guide 2026

Mandats, comptes rendus de gestion, quittancement, relances : ce qu'une agence de 30 à 300 lots peut vraiment automatiser et ce qu'elle doit garder sous la main. Par quoi commencer sans bloquer le service.

RémiRémiFondateur de RentLabs13 août 202621 min de lecture
Sommaire

Une agence de gestion ne perd pas son temps sur les dossiers compliqués. Elle le perd sur les tâches simples qui reviennent tous les mois, pour tous les lots, sans jamais rien rapporter. C'est là que se joue la digitalisation, pas ailleurs.

La gestion locative en agence souffre d'un paradoxe. Le métier s'est complexifié (encadrement des loyers, diagnostics, loi Climat et Résilience, obligations d'information) alors que les honoraires de gestion, eux, n'ont pas bougé. Une agence de 30 à 300 lots absorbe donc plus de travail réglementaire pour la même rémunération, avec la même équipe. Digitaliser n'est plus un projet de confort, c'est la seule façon de tenir la marge sans dégrader le service.

Ce guide s'adresse aux structures qui gèrent entre 30 et 300 lots : agences indépendantes, mandataires seuls, conciergeries, administrateurs de biens, structures patrimoniales. Il ne parle ni de refonte du système d'information ni de projet à six chiffres, mais de ce qui se change en quelques semaines, avec un angle que les outils grand public ignorent : vous ne gérez pas vos biens, vous gérez ceux des autres, sous mandat, avec un compte à rendre tous les mois.

1. Où part réellement le temps d'un gestionnaire

Avant d'acheter un outil, il faut savoir ce qu'on veut lui confier. En observant le quotidien d'un gestionnaire locatif, on retrouve presque toujours la même répartition.

Une journée de gestionnaire, sur cent lots
Quittancement
automatisable
Révisions d'indice
automatisable
Relances de retard
en partie
Recherche de pièces
en partie
Visites et arbitrages
Ce qui se délègue à un logiciel. Et ce qui restera toujours votre métier. Le dernier poste est le seul que vos mandants voient réellement.

Le quittancement mensuel. Éditer les avis d'échéance, pointer les encaissements, produire les quittances, les envoyer. Sur cent lots, c'est souvent un à deux jours pleins par mois, réalisés par quelqu'un qui pourrait développer du mandat pendant ce temps. Le détail de ce circuit est décrit dans notre guide sur l'automatisation des loyers et des quittances.

Les révisions d'indice. Chaque bail a sa date anniversaire. Retrouver le bon indice, appliquer la formule, rédiger la notification. Une révision oubliée, c'est un loyer sous-indexé pour un an, parfois définitivement. Et l'IRL, publié chaque trimestre par l'INSEE, n'est pas le seul concerné : un portefeuille mixte jongle avec l'ILC des baux commerciaux, l'ILAT du tertiaire ou l'indice de fermage. La méthode de calcul est détaillée dans notre guide express de la révision IRL.

Les relances. Un retard se relance à J+5, puis à J+15, puis on passe à la mise en demeure et au courrier au garant. Sans outil, ces échéances tiennent dans la tête du gestionnaire ou dans un tableur. Elles sautent la semaine où il est en congés. Notre guide du recouvrement détaille chaque étape et ses délais. Notre comparaison entre RentLabs et un fichier Excel montre où le tableur cède exactement.

La recherche de documents. Un propriétaire appelle pour une attestation, un locataire réclame une quittance de l'an dernier, un assureur demande l'état des lieux d'entrée. Chaque recherche coûte de cinq à vingt minutes, plusieurs fois par jour.

Les échanges non tracés. Un accord donné par téléphone, une photo de dégât envoyée par SMS sur le portable personnel du gestionnaire. Ce n'est pas seulement du temps perdu, c'est un risque : le jour où le dossier part au contentieux, la preuve manque.

Additionnez. Ces cinq postes occupent une part considérable du temps de gestion. Ce sont précisément ceux qu'un logiciel exécute sans intervention humaine.

2. Ce qui s'automatise vraiment. Et ce qui reste chez vous

La digitalisation échoue quand elle promet trop. Voici la ligne de partage, telle qu'elle se vérifie sur le terrain.

Tâche Statut Ce qui reste à faire
Avis d'échéance et quittances Automatique Vérifier les exceptions
Révision d'indice IRL, ILC, ILAT, fermage Calculée à la date anniversaire Valider puis notifier
Relances, mise en demeure, courrier au garant Rédigées pour vous Décider quand on judiciarise
Attestation d'assurance du locataire Déposée par lui, échéance surveillée Relancer les récalcitrants
Bail, état des lieux, inventaire Générés puis signés en ligne Le constat se fait sur place
Annonces et candidatures Dossiers centralisés et comparés L'arbitrage vous appartient
Compte rendu de gestion mensuel Calculé mandat par mandat Contrôler puis transmettre
Comptabilité du mandant Tenue par profil, bilan annuel en PDF Votre comptable déclare
Encaissement des loyers Suivi et pointage, sans lien bancaire Les fonds restent sur vos comptes

Trois lignes méritent un mot, parce que c'est là que les éditeurs entretiennent la confusion.

La comptabilité. Un bon outil catégorise les recettes, les charges, les dépôts de garantie et la TVA, puis vous rend un document lisible : chez nous, un compte rendu financier annuel en PDF par profil bailleur, avec le détail des opérations. Soyons précis sur ce qui n'existe pas, parce que c'est la question suivante : pas d'export Excel ni CSV à ce jour (l'export complet du compte se fait en JSON) et aucune déclaration fiscale établie à votre place. Votre expert-comptable reste dans la boucle, avec des écritures propres plutôt qu'un carton de justificatifs.

L'argent. Le logiciel suit ce qui est dû, enregistre ce qui est arrivé, signale ce qui manque. Il ne détient pas les fonds et ne se connecte à aucune banque : c'est vous qui marquez un loyer encaissé, ce qui déclenche la quittance. Votre compte séquestre reste où il est, sous votre garantie financière. Un éditeur qui propose de porter les fonds à votre place vous vend autre chose qu'un logiciel de gestion : posez-lui la question de sa garantie avant de signer.

La reprise de l'existant. Il n'existe pas d'import automatique d'un fichier Excel ou de l'export d'un concurrent : chez RentLabs, la reprise est faite par notre équipe, dossier par dossier. Moins séduisant à annoncer, plus sûr à vivre, car un import massif recopie aussi les erreurs du fichier d'origine et on les découvre au premier quittancement.

3. Le mandat de gestion, la pièce que l'outil doit vraiment porter

C'est le point qui sépare un logiciel de bailleur d'un logiciel de gestionnaire. Un bailleur gère ses biens. Vous gérez ceux d'autrui, en vertu d'un contrat écrit, numéroté, inscrit sur un registre que l'administration peut demander à voir. Un outil qui ignore le mandat vous laisse la moitié du métier à la main. Ce que ce contrat commande, concrètement :

  • Le registre. La loi Hoguet et son décret d'application du 20 juillet 1972 imposent un répertoire des mandats tenu par ordre chronologique, avec des numéros continus. Dans RentLabs, la liste des mandats EST ce registre. Le numéro est attribué par le serveur au moment de la création, jamais par le navigateur : deux onglets ouverts en même temps ne peuvent pas obtenir le même. Un mandat ne s'efface pas, il se résilie et reste au registre avec sa date puis son motif.
  • Les lots et le barème. Un mandat porte sur des lots précis, avec un taux de gestion courante, une assiette (loyer seul ou charges comprises), une périodicité de reversement et des prestations complémentaires comme la mise en location, l'état des lieux ou le suivi de travaux. Le barème se fixe une fois pour toutes. Ajouter un lot, en retirer un qui vient d'être vendu ou changer le taux passe par un avenant, qui génère son propre document : le mandat d'origine n'est jamais réécrit.
  • La fenêtre de dénonciation. Un mandat à reconduction tacite se dénonce dans un délai précis. Passé ce terme, il repart pour une période entière. L'écran signale les mandats concernés quatre-vingt-dix jours avant la date limite. C'est, en pratique, la fonction qui rapporte le plus : un mandat perdu par oubli de préavis coûte infiniment plus cher qu'un abonnement.
  • Les mentions légales. Vos documents remis à un tiers portent en pied de page l'identité de la société, le numéro de carte professionnelle avec la chambre de commerce qui l'a délivrée, la garantie financière (ou la mention de non-détention de fonds) puis le médiateur de la consommation, comme l'exige l'article 95 du décret du 20 juillet 1972. Seules les informations réellement remplies s'impriment : rien n'est inventé.

C'est tout l'objet de notre offre destinée aux professionnels, qui ouvre les onglets Mes clients et Mandats, les utilisateurs du cabinet avec leurs droits puis l'espace propriétaire de chacun de vos mandants.

4. Le compte rendu de gestion, le document qui garde vos mandats

Un propriétaire ne juge pas votre travail sur votre rigueur juridique. Il le juge sur un document qu'il reçoit tous les mois et qu'il comprend en dix secondes : ce qui est entré pour lui, ce que vous avez retenu, ce qui lui revient.

Compte rendu de gestion, un mois, un mandant
Loyers encaissés sur les lots du mandat3 280,00 €
Honoraires de gestion retenus, 7 % de l'assiette229,60 €
Facture de plomberie avancée pour le mandant180,00 €
Net reversé au propriétaire2 870,40 €
Le dépôt de garantie n'entre pas dans l'assiette : il transite, il n'est pas un revenu du propriétaire. Le sens du taux compte aussi : un taux annoncé TTC donne un hors taxes par division, jamais par majoration.

Trois détails décident de la fiabilité de ce document. Ce sont trois endroits où un tableur se trompe sans prévenir.

L'assiette. Le taux s'applique sur le loyer seul ou sur le loyer charges comprises, selon ce que le mandat a fixé. L'écran doit annoncer laquelle des deux il utilise, sinon vous ne pouvez pas justifier le chiffre devant un mandant qui le recalcule. La ventilation entre loyer et provisions se joue plus tard, à la régularisation annuelle des charges.

Le dépôt de garantie. Prélever un pourcentage de gestion dessus reviendrait à facturer un service sur de l'argent qui ne fait que transiter, puis à le facturer une seconde fois le jour de sa restitution. Il est donc exclu de l'encaissé. Les règles de montant et de restitution sont détaillées dans notre guide du dépôt de garantie.

La TVA. Elle vient du barème du cabinet, franchise en base ou taux applicable. Se tromper de sens sur un taux annoncé TTC change le montant de vingt pour cent, tous les mois, sur tous les mandats.

Un total qu'on ne peut pas ouvrir est un total qu'il faut croire sur parole : gardez le détail accessible ligne à ligne.

5. Ce que voit le locataire, ce que voit le mandant

Votre productivité interne ne se voit pas. L'expérience que vous offrez, si.

Les deux écrans que vos clients ouvrent
ESPACE LOCATAIRE
Quittance de juillet
1 240 €
Quittances, attestation d'assurance, incidents, préavis, messagerie rattachée au bail.
ESPACE PROPRIÉTAIRE
Encaissé ce mois
3 280 €
Ses lots, sa comptabilité en lecture seule, ses comptes rendus, ses assurances, ses signatures.
Le propriétaire ne juge pas votre rigueur juridique. Il juge le nombre de fois où son locataire l'appelle directement.

Côté locataire, l'enjeu est l'autonomie : récupérer une quittance sans écrire, déclarer un dégât avec des photos, déposer son attestation d'assurance, générer son préavis de départ sans passer par vous. C'est le sujet de notre article sur ce que vos mandants attendent d'un espace locataire.

Côté propriétaire, l'espace sert surtout à faire remonter ce que vous n'avez pas. Deux pièces ne viennent jamais du gestionnaire : l'assurance propriétaire non occupant et le diagnostic de performance énergétique. Le mandant les commande, les paie et les reçoit. S'il les dépose depuis son espace, la police arrive dans vos assurances et le DPE sur la fiche du bien, au lieu de circuler par email puis de se perdre. Il y signe aussi son mandat, consulte sa comptabilité en lecture seule et vous écrit dans un fil rangé à côté de vos conversations locataires. Lecture seule, précisément : une erreur se signale dans la discussion et c'est vous qui la reprenez, le livre du cabinet reste le vôtre.

Sur un marché où le mandat se renégocie régulièrement, cette visibilité permanente vaut plus cher qu'une campagne d'acquisition. Nous traitons la question du point de vue du propriétaire dans notre article sur l'alternative à l'agence immobilière : il est utile de savoir ce que vos clients lisent quand ils doutent.

Voir ce que ça donne sur vos dossiers
Une démonstration de vingt minutes, sur votre portefeuille réel.
Quinze minutes pour comprendre votre activité, une démonstration sur vos propres dossiers, puis votre tarif et votre calendrier de reprise. Sans engagement de durée.

6. Par quoi commencer, dans l'ordre

L'erreur classique consiste à tout basculer en une fois, pendant la période des régularisations de charges. Voici un séquencement qui ne bloque jamais le service. C'est celui que nous appliquons chez RentLabs.

Quatre étapes, trois mois au maximum
SEMAINE 1
L'audit
On regarde vos mandats, vos process, vos fichiers. On chiffre ce qui manque avant de toucher à quoi que ce soit.
SEMAINES 2 À 4
La reprise des données
Baux, dates, indices, dépôts, historiques. C'est notre équipe qui la fait, pas la vôtre.
SEMAINES 4 À 10
Vos spécificités
Ce qui manque à votre activité est développé puis testé sur vos vrais dossiers.
BASCULE
La formation
Une demi-journée suffit aux gestionnaires, avec un interlocuteur dédié plutôt qu'un tutoriel.
Migration complète ou progressive, portefeuille par portefeuille. Le service n'est jamais interrompu.

Si vous préférez avancer prudemment, commencez par les nouveaux mandats : rien à reprendre, rien à risquer. L'équipe apprend sur des dossiers qu'elle connaît. Le reste du parc suit ensuite, immeuble par immeuble.

L'ordre qui marche : le quittancement d'abord, parce qu'il revient tous les mois et se contrôle facilement. Puis les baux et les états des lieux signés en ligne. Puis les espaces client, qui demandent d'écrire à tout le monde. Les comptes rendus de gestion suivent d'eux-mêmes une fois les encaissements saisis au bon endroit. Et gardez l'ancien outil accessible en lecture jusqu'à la première clôture annuelle.

7. Les obligations que votre outil doit porter pour vous

Un bailleur particulier qui se trompe engage son patrimoine. Un professionnel qui se trompe engage sa carte. La nuance mérite d'être prise au sérieux au moment de choisir un logiciel, parce qu'un outil conçu pour des particuliers ignore tout de ces contraintes.

La carte professionnelle. Délivrée par le président de la chambre de commerce et d'industrie du lieu de l'agence, elle porte la mention qui correspond à votre activité : transaction, gestion immobilière, syndic de copropriété ou marchand de listes. Son renouvellement suppose d'avoir suivi la formation continue des trois années écoulées, soit 14 heures par an ou 42 heures sur trois ans, dont 2 heures de non-discrimination dans l'accès au logement et 2 heures de déontologie (service-public.gouv.fr).

La garantie financière. Exigée dès que vous maniez des fonds pour le compte d'autrui, donc dans toute gestion locative qui encaisse des loyers. Son montant minimum est de 30 000 € pendant les deux premières années d'activité, puis de 110 000 €. Si vous ne détenez aucun fonds, la mention de non-détention doit figurer sur vos documents, ce que votre logiciel doit savoir imprimer. L'assurance de responsabilité civile professionnelle est obligatoire elle aussi et s'imprime au même endroit, avec le médiateur de la consommation.

La lutte contre le blanchiment. Les professions de la loi Hoguet figurent parmi les personnes assujetties au titre de l'article L561-2 du code monétaire et financier. En pratique : savoir qui est votre mandant, conserver les pièces qui le prouvent et pouvoir les ressortir le jour d'un contrôle. Une fiche client qui tient le mandat signé, la pièce d'identité, le relevé d'identité bancaire et l'avis de taxe foncière (que votre mandant gagne souvent à mensualiser) vaut mieux qu'un dossier papier dans une armoire.

Les honoraires de mise en location. Partagés et plafonnés. La part du locataire ne peut dépasser ni la moitié des honoraires facturés ni un montant par mètre carré de surface habitable : 12,10 € TTC en zone très tendue, 10,09 € en zone tendue et 8,07 € sur le reste du territoire, l'état des lieux d'entrée relevant d'un plafond distinct de 3,03 € TTC par mètre carré (service-public.gouv.fr, plafonds révisés par l'arrêté du 17 juillet 2025). La gestion locative, elle, reste intégralement à la charge du bailleur. En zone tendue, l'encadrement des loyers plafonne en plus le loyer lui-même.

Dernier point de vigilance : les modèles. Le contrat type de location a changé en 2026. Un cabinet qui édite encore l'ancienne trame le découvre au premier litige.

8. Portefeuilles mixtes et structures patrimoniales

Toutes les agences ne gèrent pas que pour des tiers. Beaucoup administrent aussi les biens de leurs associés, de leur SCI familiale ou de leurs propres investissements. Le besoin change alors : une comptabilité séparée par structure et une vue consolidée par-dessus, car SCI, SASU, LMNP et nom propre sont des déclarations différentes. C'est ce que décrit notre guide sur la gestion d'une SCI familiale, le choix de structure étant traité dans SCI ou LMNP, quel statut choisir. Le régime d'imposition du mandant, réel ou micro, décide ensuite de ce qu'il attend de votre reporting annuel.

Même remarque pour les portefeuilles mixtes. Un local commercial en 3-6-9, un bail professionnel, une place de stationnement, un terrain agricole : chacun a son indice et son formalisme propres. Une résiliation de bail commercial ne ressemble en rien à un congé d'habitation. Les conciergeries ajoutent la réglementation des meublés de tourisme, ses durées courtes et sa TVA. Une colocation impose une signature par colocataire et un recouvrement qui peut viser une seule personne. Un outil qui ne connaît que l'habitation nue vous laisse gérer la moitié de votre parc à la main.

9. Les trois erreurs qui coûtent le plus

Choisir un outil pensé pour les cabinets de mille lots. Les logiciels historiques ont été conçus pour des structures beaucoup plus grosses que la vôtre. Sur cent lots, vous payez une complexité que vous n'utiliserez jamais et vous formez votre équipe pendant six mois. Notre comparatif des logiciels de gestion locative donne une grille en vingt-huit critères, notre analyse des prix du marché situe les ordres de grandeur et notre grille par famille d'acteurs confronte chacune aux obligations légales.

Accepter que votre métier entre dans les cases de l'éditeur. C'est l'inverse qui devrait se produire. Une conciergerie ne travaille pas comme un administrateur de biens, un mandataire seul n'a pas les besoins d'un réseau de franchises. Quand une fonctionnalité manque, la bonne réponse n'est pas « contournez », c'est « on la développe avec vous ». Chez RentLabs, les adaptations courantes sont comprises dans l'abonnement et testées sur vos vrais dossiers avant d'être activées. Un développement plus lourd est chiffré une seule fois, à la mise en place.

Négliger l'entrée dans le dossier. La digitalisation se concentre sur l'aval, le quittancement et les relances, alors que l'essentiel se joue à la signature : un dossier mal sélectionné produit du recouvrement pendant trois ans. Notre guide de la sélection du locataire et celui de la prévention des impayés donnent la méthode. Le choix entre Visale, caution et GLI dépend de ce que veut votre mandant : dormir tranquille ou maximiser son rendement.

10. Combien ça coûte et à partir de quand c'est rentable

Il n'existe pas de tarif public pertinent pour une agence, parce que deux structures de cent lots peuvent avoir des besoins très différents. Ce qui fait varier le prix : le volume de mandats réellement gérés, les fonctionnalités activées, la taille de l'équipe qui se connecte puis la reprise ou non de votre historique. Pour situer tout de même, la moyenne constatée chez les agences que nous équipons tourne autour de 3,50 € par lot géré et par mois. Ce n'est pas un prix catalogue et elle descend avec le volume. Votre chiffre exact vous est donné au premier échange, avant tout engagement.

Si vous êtes mandataire seul ou que vous démarrez votre portefeuille, les offres publiques suffisent souvent : Free est gratuite pour 1 bien, Primo coûte 5,90 € par mois, Invest 12,90 € pour 5 biens, Expert 29,90 € pour 20 biens et Rentier 59,90 € pour 50 biens, avec la signature électronique illimitée et les profils bailleurs illimités dès Invest. Ce qui sépare le gratuit du payant est détaillé dans notre comparatif gratuit ou payant. La liste complète se consulte sur la page fonctionnalités. Les fonctions de gestion pour autrui (clients, mandats, comptes rendus, espace propriétaire, utilisateurs du cabinet) relèvent en revanche de l'offre Professionnel, qui s'accorde au cas par cas et ne s'achète pas en ligne : écrivez-nous depuis la page contact.

Le calcul de rentabilité est simple. Si l'outil libère une journée de gestionnaire par mois, il se rembourse dès la première année sur à peu près n'importe quel portefeuille. La vraie question n'est donc pas le prix, c'est l'adoption par l'équipe : un outil moins cher que personne n'utilise coûte infiniment plus qu'un outil adopté. Deux points à vérifier avant de signer, quel que soit l'éditeur : l'absence d'engagement de durée et la possibilité d'exporter l'intégralité de vos données quand vous le voulez.

Questions fréquentes

Quel logiciel de gestion locative choisir pour une petite agence ?

Celui qui connaît le mandat, pas seulement le bail. Trois fonctions départagent les candidats : un registre des mandats numéroté, un compte rendu de gestion mensuel par mandant avec ses honoraires et ses retenues, puis un espace propriétaire. Le reste (quittancement, révisions, relances, signature) existe à peu près partout. Notre comparatif en vingt-huit critères sert de grille de lecture.

Combien coûte un logiciel de gestion locative pour une agence ?

Pour un cabinet, le tarif se construit sur l'activité réelle : la moyenne constatée chez les agences que nous équipons tourne autour de 3,50 € par lot géré et par mois. Elle baisse avec le volume. Pour un mandataire seul qui démarre, les offres publiques vont de la gratuité (1 bien) à 59,90 € par mois pour 50 biens. Les ordres de grandeur du marché sont dans notre article sur les prix des logiciels de gestion locative.

Peut-on importer son portefeuille depuis un autre logiciel ?

Il n'existe pas d'import automatique de fichier Excel ou CSV dans RentLabs. La reprise est prise en charge par notre équipe, lot par lot : baux, dates, indices, dépôts de garantie, historiques. Vous gardez votre outil actuel jusqu'à la bascule. Comptez trois mois au maximum, reprise et adaptations comprises.

Le logiciel encaisse-t-il les loyers à la place de l'agence ?

Non, c'est volontaire. RentLabs ne détient aucun fonds et ne se connecte à aucune banque. Vos locataires continuent de payer sur vos comptes, vous marquez le loyer encaissé et la quittance part automatiquement. Votre compte séquestre et votre garantie financière restent où ils sont.

Un logiciel peut-il produire le compte rendu de gestion ?

Oui. Une ligne par mandat et par mois : l'encaissé sur les lots confiés, les honoraires calculés sur l'assiette fixée au mandat, les charges avancées puis le net reversé au propriétaire. Le dépôt de garantie n'entre pas dans l'assiette. Le détail reste ouvrable ligne à ligne pour que le propriétaire vérifie d'où vient le total.

Un outil conçu pour les bailleurs particuliers suffit-il à une agence ?

Au démarrage oui, tant que vous gérez quelques lots. Il montre ses limites dès que l'administration peut demander votre registre des mandats, dès qu'un mandant réclame son compte rendu mensuel et dès que vos documents doivent porter votre carte professionnelle, votre garantie financière et votre médiateur, mentions imposées par le décret d'application de la loi Hoguet.

Faut-il tout basculer en une fois ?

Non, c'est même la meilleure façon de rater une migration. Commencez par les nouveaux mandats, qui n'ont rien à reprendre, puis reprenez le parc immeuble par immeuble. Évitez la période des régularisations de charges et la fin d'année.

En résumé

  • Visez les tâches répétitives, pas les dossiers compliqués : quittancement, révisions d'indice, relances et recherche de pièces sont là où part le temps non facturable.
  • Exigez le mandat, pas seulement le bail : registre numéroté, avenants, alerte de dénonciation, barème d'honoraires et mentions légales de la loi Hoguet sur vos documents.
  • Le compte rendu de gestion mensuel est le document qui garde vos mandats : assiette annoncée, dépôt de garantie exclu, TVA dans le bon sens, détail ouvrable.
  • Ouvrez les deux espaces : le locataire devient autonome, le mandant dépose lui-même son assurance et son DPE puis cesse d'appeler pour savoir si le loyer est tombé.
  • Gardez votre banque et votre comptable là où ils sont : un logiciel de gestion suit l'argent, il ne le détient pas et il ne déclare rien à votre place.
  • Basculez par étapes, nouveaux mandats d'abord, avec une reprise prise en charge et un ancien outil accessible en lecture jusqu'à la première clôture.

RentLabs a été construit pour ce périmètre : quittancement, baux et états des lieux signés en ligne, révisions d'indice, recouvrement jusqu'au courrier au garant, annonces et candidatures, incidents et interventions, mandats et comptes rendus de gestion, espaces locataire et propriétaire, comptabilité par profil avec son bilan annuel. Vos données sont hébergées en Europe, elles vous appartiennent et elles s'exportent à tout moment.

La suite tient en deux gestes : découvrir RentLabs pour les professionnels puis demander une démonstration de vingt minutes sur votre propre organisation. Vous repartez avec un tarif chiffré et un calendrier de reprise, pas avec une plaquette. Si vous préférez essayer avant d'en parler, la création de compte est gratuite et sans carte bancaire. Nos questions fréquentes répondent déjà à l'essentiel.

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